Jean-Guy Moreau : Manuel pratique de la culture maraîchère à Paris

Manuel pratique de la culture maraîchère à Paris, Jean-Guy Moreau 1845, Société royale d’horticulture.

Jean-Guy Moreau Manuel maraîchage

Notez que cet ouvrage à été réédité en 2016 aux éditions du Linteau

J.-G. Moreau et J.-J. Daverne

Manuel pratique de la culture maraîchère de Paris

réédition du manuel publié en 1845 par la Société royale d’horticulture

Préface d’Antoine Jacobson, responsable du Potager du roi, École nationale supérieure du paysage, Versailles, et de Bernard Marrey.

Un livre de 270 pages 13 x 20,5 cm au prix de 23 € ISBN : 978-2-910342-97-5

Étonnant ! Le manuel pratique des maraîchers de Paris paru en 1845 n’a rien perdu de son intérêt. Bien au contraire, il ouvre à de nouvelles pratiques comme celle de la permaculture.

Sans doute, cela vient-il de ce que ce livre est le fruit de l’expérience de deux maraîchers et que les maraîchers parisiens avaient alors atteint une excellence reconnue même en Angleterre. Les causes sont à la fois historiques et conjoncturelles.

Depuis la création du Potager du roi par Jean-Baptiste de La Quintinie en 1670, les maraîchers n’avaient cessé d’améliorer leurs pratiques. Mais, au cours de la première moitié du 19e siècle, la forte augmentation de la population parisienne, passée de 500 000 à 1 000 000 d’habitants, l’absence de conservation par le froid, et de transport rapide, imposaient de produire sur place, en quantité et en qualité. D’où la mise au point d’une culture successive, ininterrompue pendant toute l’année, dans laquelle plusieurs légumes différents étaient souvent plantés ensemble sur le même terrain.

Et, pour soutenir la concurrence, il fallait à la fois produire le maximum de légumes sur le minimum de terrain quelle que soit la saison, être les premiers à proposer à la vente des fruits et légumes d’excellente qualité, et ce, sans produit chimique. D’expérience, ils ont compris la nécessité de nourrir le sol en favorisant la vie des micro-organismes, en alternant les légumes de système racinaire varié et en utilisant des engrais verts et du compost. Comme le note Eliot Coleman, pionnier de l’agriculture biologique aux États-Unis, « une agriculture profondément biologique vise à produire les aliments les plus nourrissants possibles en reconnaissant la primauté du respect de la planète », ce que Moreau, Daverne et leurs collègues surent parfaitement mettre en pratique.